Notre visite du salon Global Industries

Le salon Global Industries a battu son plein. Nous y étions, nous avons aimé, nous vous en parlons.

L’usine dont vous êtes le héros !

La « foire d’Hanovre à la française » a été un grand succès. Pour sa première édition, le salon a réuni 2700 exposant et 53000 visiteurs étaient inscrits. De quoi montrer le dynamisme du secteur.[1]

Impensable alors pour nous de louper le coche !

Issu de la fusion de quatre salons dédiés à l’industrie, Global Industries s’adressait à l’ensemble de l’écosystème industriel (start-up, sous-traitants, donneurs d’ordres, grands groupes), quel que soit le positionnement sur la chaîne de valeur ou le secteur d’activité. « Global »

L’industrie du futur était évidemment au cœur de nos préoccupations. Nous avons donc emmené notre curiosité et notre enthousiasme aux stands de l’industrie connectée, collaborative et efficiente, ainsi que dans le salon des technologies de production.

Robotique, réalité augmentée, maintenance prédictive, ou encore manutention autonome sont autant d’exemples de ce qu’on pouvait voir. Une mini-usine connectée de 1 000m² était d’ailleurs installée en vitrine de démonstration.

Une fois passée l’excitation et l’étonnement liés à cette vague de nouveauté vient la projection. On s’imagine comment tout cela pourrait prendre place dans notre quotidien, on se laisse rêver. Puis vient le pragmatisme : comment concrètement implanter une telle évolution ? Et dans quel but ?

La problématique est complexe : si la technologie n’est pas une fin en soi, elle peut servir à déclencher une transformation plus « Global ». Pour pérenniser cette transformation, il faut réussir l’intégrer au contexte de l’entreprise.

Dans le cas de l’industrie, on peut prendre l’exemple du lean. Si l’esprit ne change pas, les aspects humains restent centraux, les attentes sont encore plus grandes. Nous chercherons toujours à optimiser les flux de valeurs, tout en les alignant avec la stratégie de l’entreprise. Mais en plus, l’organisation devra faire preuve d’une capacité d’apprentissage importante pour être capable d’absorber toutes les nouvelles modifications qui vont se présenter.

Une grande maitrise des processus de décision est alors indispensable car elle devient une des clefs de l’équilibre entre flexibilité, efficacité et qualité. Les processus de création de valeur s’en trouvent eux aussi bousculés.

Le manager de proximité en support de la transformation

Une fois de plus, le manager de proximité sera le pivot des changements induits par ces nouvelles technologies. Déjà aujourd’hui, son rôle est souvent mal appréhendé (nous vous en parlions il y a quelques semaines dans ce billet – lien Libérez les managers de proximité http://www.organisationliberee.fr/les-chroniques-de-gilbert-liberez-les-managers-de-proximite/ ). Il aura besoin de changer de dimension pour concrétiser en gains les estimations alléchantes de l’investissement.

Redonner du sens, accompagner la nécessaire montée en – voire mutation des ! – compétences des équipiers, piloter avec des outils numériques, animer des ateliers de résolution de problèmes, gérer des projets d’amélioration continue, etc.

Tous ces éléments se reflèteront autant dans le savoir-faire que le savoir-être du manager de demain. Autonomie, leadership, coopération, ou encore adaptation au changement dessinent déjà son profil.

Nouvelles façons de travailler, nouvelles missions, et même nouvelles compétences : dans un univers ultra-informatisé, jouer avec ces outils demandera probablement quelques notions de code. Cela étant, son rôle sera avant tout de manager, voire de coacher ses équipes. Le manager de demain sera définitivement la clef de voute de l’industrie 4.0.

L’ensemble de la chaîne hiérarchique en sera impacté, ce qui impliquera des modes d’organisation plus agiles. Quand un robot ou une intelligence artificielle sont capables de vous débarrasser de tâches parfois complexes, l’organisation doit être en mesure de recentrer ses activités sur celles où il existe une véritable valeur ajoutée humaine.

Un moment inspirant et motivant !

Ce salon a été l’occasion pour nous de nous projeter sur nos prochains défis, qui demanderont plus que jamais à remettre l’humain au cœur de l’industrie.

Et nous nous y préparons avec enthousiasme !

[1] https://www.usinenouvelle.com/article/video-bilan-positif-pour-global-industrie-selon-les-exposants.N674119

 

Thomas Cornelis
Chercheur-doctorant en innovation organisationnelle
Je m'intéresse aux innovation organisationnelles, de la conception des systèmes organisationnels à leur mise en place.
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Crédit photo : Global industries

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